'Poule

         

           Les lundis Cinéma sur M6, Hollywood Night, La Fête du Cinéma, la séance carte culture du vendredi à 22h au Vox de Strasbourg… Autant de rendez-vous, devenus cultes et incontournables au fil du temps, qui ont permis aux amoureux du 7e Art de s’extasier régulièrement devant la puissance incommensurable de la création artistique, de s’enrichir l’âme avec quelques particules de génie virevoltant dans la moiteur de sombres vidéoclubs, de s’émouvoir  devant l’éternelle capacité de l’Homme à surprendre ses contemporains… bref, des rendez-vous qui leur ont donné envie –un peu à la manière de Richard Cocciante- de s’jeter à l’eau des pluies d’été et d’faire du bateau dans leur quartier…

 

          Un énième visionnage de Streetfighter (Steven E. De Souza, 1994) m’a fait prendre conscience de l’urgence de partager l’émotion que suscitent en nous ces chefs d’œuvre d’un autre style, inconnus aux yeux du monde mais vénérés par quelques adeptes. Les cadrages parkinsoniens, les mises en scène anorexiques tentant de sauver un scénario sous LSD ne doivent pas rester plus longtemps incompris du grand public ! Et comme il revenait à l’homme blanc d’assumer son fardeau dans les colonies, l’amateur de Films de Merde se doit de pousser sous les feux de la rampe des acteurs au talent imprévisible, capables de réciter des dialogues truelliques© tout en enchaînant les cascades du cirque Pinder…

 

"L'art est ce par quoi les formes deviennent style" (Malraux)